ROSE CHRISTIANE OSSOUKA CONTRE LES EFFETS D’ANNONCES

Au cours de l’émission gouvernementale « Face à vous », le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est resté lucide en évitant de promettre monts et merveilles à ses compatriotes. Pour son premier numéro, ce programme était diffusé simultanément sur Gabon 1ère, Gabon 24, Radio Gabon et sur les réseaux sociaux.

C’était un rendez-vous très attendu. Ce 17 mai 2021, Rose Christiane Ossouka s’est exprimée, à cœur ouvert, face à un large public. Occasion pour elle de revenir sur la vision du Chef de l’État et l’action du gouvernement depuis sa nomination le 15 juillet 2020.

Reconnue pour son pragmatisme, sa rigueur au travail, elle a tenu à se soumettre à cet exercice afin d’apporter des réponses précises aux multiples questions de ses compatriotes. Au menu, le présentateur avait retenu trois axes de discussion : la stratégie de lutte contre les inégalités femmes-hommes, le plan d’accélération de la transformation (PAT) et la gestion de la pandémie de Covid-19.

Dans leur rôle, les deux journalistes conduisant l’échange ont tâché de reprendre la majorité des interrogations des populations. En effet, au regard des nombreux chantiers engagés par le gouvernement et des fréquentes réunions des ministres, elles s’attendent raisonnablement à des résultats. Rose Christiane Ossouka a pour sa part clairement déclaré que « ces réunions sont importantes » d’autant plus qu’elles permettent, selon elle, de faire le diagnostic des actions en cours.

L’état des lieux de l’administration étant achevé, on aura appris que quelques éléments qui bloquent l’avancée du développement du Gabon sont liés aux personnes. Le Premier Ministre a relevé le « narcissisme, le non patriotisme » de plusieurs de ses compatriotes commis aux hautes fonctions de responsabilités. D’où sa décision de rompre avec les anciennes habitudes. Autant dire qu’elle veut marquer un nouveau départ, construire et partager un nouveau mode de gestion de la chose publique en tant que premier responsable de l’administration.

Elle a ajouté pour le fustiger que « nous parlons beaucoup » en faisant allusion à l’ensemble de cette administration. C’est ici un constat qu’elle a dit avoir fait depuis son arrivée à la Primature. Elle cite : « il y a beaucoup de projets d’actes », avec l’envie d’en parler sans en avoir préalablement réuni les moyens. Ainsi, refusant de s’y conformer, elle s’est exclamée avec émotion, demandant au passage la permission aux journalistes, en postulant que « les gabonais sont fatigués des paroles creuses. » Ensuite, que « les populations sont impatientes et elles ont beaucoup attendu. » Serait-ce une façon de traduire son patriotisme ?

S’agissant de la question à propos de l’échéance du PAT qui part de 2021 à 2023, elle n’a pas hésité à dire que celui-ci s’arrête l’année où le mandat du Président de la République prendra fin. Sans se fourvoyer. Là où beaucoup auraient pensé qu’il n’aurait pas été politiquement correct de se prononcer, le Premier Ministre a renchéri que tout programme a un début et une fin. La période électorale devant arriver à point, les chantiers seront à l’arrêt, a-t-elle expliqué en substance.

La grande interview du Chef du Gouvernement qu’a été ce « Face à vous » est revenue sur l’état de la dette du Gabon. Le Chef de l’administration s’est félicité des retombées positives de la task force liée à ladite dette. Celle-ci a aidé, encore selon elle, à ramener l’encours total sous la barre des 70% du seuil de la Cémac.

Si certains médias ont salué le passage du Chef du Gouvernement à l’émission « face à vous », il n’en demeure pas moins que de nombreux articles ne l’ont pas vu de la même manière.

De même, quelques internautes ont vertement critiqué ses réponses sur les dossiers importants des secteurs infrastructures, éducation et emploi. La diffusion de l’émission « Face à vous » avait été annoncée plusieurs jours à l’avance dans les médias. Elle se poursuivra avec d’autres personnalités de l’administration gabonaise. Le programme reste disponible en replay sur la page Facebook Primature de la République Gabonaise.

 

Le Service Presse écrite.